Le gouvernement face aux déchets à Kinshasa

Il s’avère que la gestion et la gouvernance des déchets dans les pays du tiers-monde (pays en voie de développement) reflète quelques fois de l’inattention des gouvernants et de ses gouvernés sur la situation sanitaire et hygiénique.
En RDC, La littérature révèle pour quelques production de déchets urbains solides comprise entre 0,3 kg/personne/jour et 1,4 kg/personne/jour.

Les eaux usées sont évacuées par les toilettes, par jet, enterrées, ou restent par terre, et d’autres moyens. Dans la ville de Kinshasa : 7,5% des ménages utilisent les égouts; 25,4% utilisent les caniveaux d’eaux pluviales, 1,5% utilisent les puits perdus; 17,4% utilisent le trou dans la parcelle/rue; 45,2 les jettent à la volée dans la parcelle, dans la rue; 3,1 utilisent d’autres moyens d’évacuation. Le trois premiers sont considérés comme moyens d’évacuation hygiéniques et représentent 34,4% à Kinshasa.

En cas de pluie, les voies deviennent souvent de simples bourbiers sur lesquels toute circulation, même piétonne, est difficile. Les réseaux d’évacuation des eaux usées sont quasiment inexistants en RDC, sauf dans quelques rares quartiers résidentiels urbains réservés aux couches les plus aisées de la population.

A Kinshasa de nombreuses fossés septiques et de latrines débordent, exposant les habitants aux risques de maladie et offrant un terrain de prédilection aux nuisibles porteurs de maladies (on estime que 88 pour cent des maladies à Kinshasa sont dues aux conditions sanitaires).

Alors qui doit être tenu responsable du fait que Kinshasa soit appelée aujourd’hui Kin la poubelle ? La population qui jette n’importe où ses ordures ou les autorités de la ville qui ne pensent pas à mettre en place un système efficace de collecte et de traitement des ordures?

L’hôtel de ville, qui est l’organe numéro un de la gestion de la ville de Kinshasa, devra mettre en place un organe d’évacuation sélective des déchets qui permettra de diviser les déchets en réutilisables et en décompositions, selon le cas. Il devra également mettre pour un premier plan des poubelles qu’il pourra soit demander par ce partenaires extérieurs dans ces programmes de coopération entre villes francophones, par exemple ; soit qu’il pourra se faire fabriquer par les industries locaux de soudure et métal.

Dorcas Kibwana.

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